Le bioréacteur
Vous avez dit bioréacteur ?
Le traitement des déchets avec bioréacteur est une technologie révolutionnaire qui a fait ses preuves en termes de performances environnementales. Elle a donc retenu l’attention du Conseil Syndical du SMOCE qui a fait le choix de cette technique à l’issue de la 1ère phase de l’étude menée par Pöyri. La visite de plusieurs installations de ce type a permis au SMOCE d’apprécier les progrès considérables qu’elle apporte en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Le bioréacteur possède les atouts pour devenir, sur le territoire cantalien, le mode de traitement des déchets de demain.
Comment ça marche ?
La bioréaction vise à accélérer la dégradation des déchets, et par conséquent la production instantanée de biogaz, en récupérant les lixiviats (liquides issus des déchets) pour les réinjecter dans la masse des déchets. En apportant humidité et nutriments aux bactéries à l’œuvre dans le massif, et en confinant au maximum les déchets dans des casiers parfaitement étanches, ils accélèrent le processus de dégradation et facilitent ainsi la récupération du biogaz utilisable à des fins énergétiques (électricité, chaleur).
Une technologie qui fait l’unanimité
L’exploitation d’un site en bioréacteur offre donc de nombreux avantages :
- sur le plan environnemental et énergétique…
- Valorisation du biogaz et production d’énergie renouvelable (car issue de la méthanisation de la biomasse)
- Captage, traitement et valorisation facilités (grâce au confinement totalement étanche des déchets et l’accélération de la production de biogaz)
- Réduction importante des nuisances olfactives
- Réduction des émissions de gaz à effet de serre
- Réduction importante des quantités de lixiviats à traiter au final
- Réduction de la durée de dégradation des déchets, et donc diminution de la durée de dégagement du biogaz et réduction de la charge polluante des lixiviats, à 10 ans environ (au lieu de 20 ou 30 ans)
- Réduction de la durée post-exploitation
- Possibilité de prolonger la durée de vie d’exploitation, sans nécessité d’extension du site grâce au tassement accéléré des déchets et à la réutilisation des casiers.
- Possibilité de réutiliser une partie des déchets et de les stocker en combustibles solides avec une valorisation thermique si les casiers sont vidés.
- sur le plan économique…
- Réduction possible de la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes)
- Baisse du coût de traitement des lixiviats (car réinjectés dans le massif de déchets et non traités)
- Gain économique grâce à la valorisation du biogaz (rachat par EDF par exemple)
- Réduction des coûts de post-exploitation (les garanties financières à constituer, et donc l’argent immobilisé pour ce faire, le seront pour une durée beaucoup plus courte)
- Potentiel de retombées économiques locales par valorisation des avancées technologiques, créations d’emplois et fourniture de chaleur à prix attractif.
- … à condition de prévoir les financements nécessaires aux investissements et au fonctionnement.
La filière bioréacteur demande 10 à 20% d’investissements de plus qu’une installation basique. En effet, un suivi et un pilotage rigoureux du dispositif est indispensable à son bon fonctionnement et nécessite du personnel qualifié, et des équipements supplémentaires pour la réinjection des lixiviats et la valorisation du biogaz.
Mais le coût final par tonne traité avec bioréacteur est très proche de celui de l’enfouissement basique (s’il y a surcoût, celui-ci est inférieur à 5%), notamment grâce à la revente d’énergie et à la réduction de la TGAP. Le prix apparaît donc comme juste et raisonnable au regard des garanties apportées par le bioréacteur pour protéger l’environnement et les populations riveraines.
Le projet de bioréacteur du SMOCE c’est…
- Un site d’environ 10 ha
- Des casiers de stockage sur 4 à 5 ha
- 25 000 à 30 000 tonnes de déchets à traiter par an à l’horizon 2015
- 12,5 M€ d’investissement au final (aménagements initiaux + travaux en cours d’exploitation)
- Un coût de traitement estimé à 75 €/T (au lieu de 70 € avec une installation basique, plus de 80 € avec un incinérateur et plus de 105 € avec l’exportation)
- Une production énergétique instantanée de 1 000 kWh, pouvant fournir plus de 6 000 MWh par an en énergie, soit l’équivalent de près de 600 T de bois, et des besoins d’environ un millier d’habitants pour leur logement (électricité + chauffage).
Pour en savoir plus, téléchargez la présentation de l’étude de la filière bioréacteur pour le traitement des déchets ménagers résiduels.
Exemples de traitement des déchets en bioréacteur
- Trifyl (Tarn)
- Communauté du Pays d’Aix
- Delta Déchets (consultez l’onglet stockage)



