compostage

Un processus naturel et économique

Le compostage est un procédé de dégradation naturelle des matières organiques, par des micro-organismes, en présence d’humidité et d’oxygène. À partir de déchets du jardin et de cuisine, le compostage permet d’obtenir gratuitement un amendement organique, le compost, structurant naturel nécessaire à la vie du sol et libérant lentement des éléments minéraux. La pratique du compostage s’avère économique et environnementale : elle permet d’éviter l’achat et l’utilisation d’engrais chimique, diminue la quantité de déchets ménagers produits d’environ 100kg/personne/an* et limite ainsi les coûts liés à l’élimination des déchets.
 

Les modes de compostage

Le choix d’un mode de compostage sera fonction du volume à composter et de votre sensibilité. Cependant, quel que soit le mode choisi, quelques règles sont à appliquer :
  • Le mélange des apports (déchets verts et bruns)
  • Le brassage du tas pour l’aération
  • L’humidification de la pile de compost

1- Le compostage en composteur

Le composteur* choisi par votre collectivité porte le label NF Environnement qui garantit un matériel de bonne qualité (bois ou plastique recyclé et recyclable).
Il doit être posé en extérieur en contact direct avec le sol, sur une surface plane, et dans une zone semi-ombragée. AVANTAGES
  • conserve l’humidité
  • accélère le processus de compostage
  • évite les nuisances dues aux animaux
  • comporte un système d’ouverture pour extraire le compost
  • facilite la montée en température
INCONVÉNIENTS
  • brassages moins aisés
  • contrainte de volume mais possibilité de disposer de plusieurs composteurs
Quel composteur choisir pour mon jardin ?
  • jardin de moins de 100 m2  >  capacité de 100 à 200 litres
  • jardin de 100 à 500 m2  >  capacité de 200 à 600 litres
  • jardin de plus de 500 m2  >  capacité de 600 à 800 litres

2- Le compostage en tas

Il consiste en un compostage direct des matières sur le sol, en un tas d’au moins 1 à 2 m3, à l’abri du vent et à l’ombre. AVANTAGES
  • pas de limitation de volume
  • brassages du compost plus aisés
INCONVÉNIENTS
  • attirent certains animaux
  • processus de compostage plus long et plus difficile (excès d’humidité - moins d’hygiénisation)

3- Le compostage en fosse

Les déchets à composter sont déposés dans un trou de 30 à 50 cm de profondeur, creusé dans le sol. AVANTAGES
  • compostage stimulé par les lombrics
INCONVÉNIENTS
  • brassages difficiles
  • aération limitée et moins contrôlée
  • pas de montée en température

La fabrication du compost

Que peut-on composter ?


1- LES DÉCHETS DE JARDIN
  • les fleurs fanées, les plantes, les fanes du potager…
  • les tontes de gazon, les feuilles, les tailles de haies et d’arbustes (réduites en morceaux)
2- LES DÉCHETS DE CUISINE
  • épluchures, coquilles des fruits secs (noix, noisettes…)
  • restes de légumes, de fruits, de repas (riz, pâtes…)
  • coquilles d’oeufs broyées
  • filtres et marc de café, sachets d’infusions
3- LES AUTRES DÉCHETS
  • sciures, copeaux (non traités)
  • serviettes en papier, essuie tout (non colorés)
  • fumiers d’animaux d’élevage
  • paillage d’animaux domestiques herbivores
Sont interdits de compostage
  • cendres de bois
  • matières synthétiques
  • plastiques
  • métaux, verre
  • litières non dégradables d’animaux
  • poussières de sacs d’aspirateurs
  • terre, sable, gravats, pierres, coquillages
  • morceaux de bois et branches (> 10 mm de diamètre)

Comment réaliser son compost ?

  • À chaque apport, il est important de bien mélanger les différents déchets organiques (verts et bruns / azotés et carbonés*) afin de favoriser leur dégradation par les micro-organismes.
  • Au printemps, pensez à retourner complètement le compost (2 fois dans la saison) à l’aide d’une fourche et humidifiez-le si nécessaire pour activer la décomposition (apport d’oxygène et d’eau).

Comment utiliser son compost ?

En fonction du type de matières incorporées, du nombre de retournements et des conditions climatiques, le compost peut être utilisé au bout de 3-4 mois.
Ce compost jeune obtenu est appelé paillis. Il est utilisé dans sa totalité, hormis les éléments très grossiers remis à composter, comme paillage :
à l’automne ou en début d’été disposer le paillis en surface sur des végétaux bien enracinés, pour protéger le sol en hiver, limiter l’évaporation, apporter des éléments minéraux progressivement.
Puis, l’incorporer au sol au bout de 6-8 mois.
Le compost mûr peut être obtenu au bout de 8 mois. Il est composé d’éléments fins et grossiers, de couleur brune et dégage une odeur d’humus de forêt.
Ce compost doit être incorporé dans les premiers centimètres du sol, par griffage.
Pour l’utiliser en rempotage ou pour les semis, il faut le tamiser et le mélanger à de la terre.